REKTIPS : L’ADAMI : Qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que l’ADAMI ?

La société civile pour l’Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes plus communément appelée « L’ADAMI » est une société qui gère vos rémunérations secondaires pour l’exploitation de votre travail enregistré au préalable.

Elle finance la création, la production et la diffusion de vos projets, comme par exemple vos enregistrements, spectacles, formations, etc. dans tous les domaines et tous les genres artistiques.

Enfin, elle soutient les nouveaux talents et vous accompagne dans votre carrière.

Quelles sont les professions reconnues comme « artiste-interprète » par l’ADAMI ?

De nombreuses professions sont reconnues comme artistes-interprètes par l’ADAMI :

Comédien, doublure (film/fiction, dessin animé), voix Off, imitateur, marionnettiste, mime, artiste de cirque, cascadeur, musicien, chanteur, chef d’orchestre, chef de chœur, Dj, danseur soliste.

Conseil : Pensez tout de même à vérifier votre qualification sur votre contrat d’engagement ou d’enregistrement.


Remarques

  • Si vous êtes auteur, compositeur, ou éditeur de musique, les revenus se feront sur le site de la SACEM, pensez à consulter notre article qui vous explique le fonctionnement de la SACEM .
  • Et si vous êtes un producteur, les revenus sur les œuvres se feront sur le site de la SPPF ou de la SCPP.

Qui peut devenir associé(e) de l’ADAMI ?

Toute personne souhaitant être associé(e) à l’ADAMI doit avoir participé en tant qu’artiste-interprète à l’enregistrement d’une œuvre audiovisuelle (film, série, émission…) ou sonore (phonogramme du commerce) qui a été commercialisée et/ou diffusée (radio, télé, lieux sonorisés…).



Comment faire sa demande d’admission ?

Pas de papier à envoyer grâce à la signature numérique.

Si vous souhaitez effectuer une demande d’admission à l’ADAMI alors vous devez réunir trois conditions :

  • Vous faites partie d’un des cas cités dans la partie « Qui peut devenir associé(e) de l’ADAMI ? »
  • Vous avez de quoi justifier votre participation,
  • Et enfin, vous souhaitez être payé.

Alors, procédez de la façon suivante :

  1. Connectez-vous ou bien inscrivez-vous sur la page internet de l’ADAMI (Il faut bien commencer quelque part)
  2. Si vous êtes un artiste-interprète : complétez votre demande d’admission
  3. Joignez à votre demande d’admission les copies numérisées ou en prenant à partir de votre smartphone des photos de bonne qualité des éléments suivants justifiant votre identité et qualité d’artiste-interprète :
    • Pièce d’identité recto-verso ou passeport.
    • Discographie et/ou expérience professionnelle (détaillant les œuvres auxquelles vous avez participé).
    Pour un support avec contrat d’enregistrement :
    • CD (Jaquette ou livret mentionnant votre nom et faisant apparaître le code-barres).
    • Contrat d’enregistrement relatif au CD envoyé ou du bulletin de salaire.
    Pour un support sans contrat d’enregistrement :
    • CD (Jaquette ou livret mentionnant votre nom et faisant apparaître le code-barres).
    • Bons d’autorisation de pressage SDRM et contrat de distribution/licence.
    Pour un support numérique vendu sur internet :
    • Capture écran des supports vendus sur les plateformes de téléchargement légal.
    • Relevé de royalties (relevé détaillé des ventes) et contrat d’enregistrement/licence/distribution numérique.

Comment est constitué le budget de l’ADAMI ?

L’ADAMI ne reçoit pas de subvention publique, alors comment gagnent-ils de l’argent pour payer les artistes ?

Et bien, la quasi-totalité des ressources proviennent de la rémunération pour copie privée et de la rémunération équitable.

La rémunération pour copie privée concerne le marché de l’électronique grand public qui doit verser une forme de compensation pour les artistes lorsque leurs créations de forme visuelle, audiovisuelle ou bien auditive sont copiées. Les artistes sont bien représentés par leurs droits cependant, l’ADAMI prélève aussi par obligation légale 25 % de leurs ressources pour soutenir la création artistique (Ils prennent mais ils aident derrière donc ça va).

Les sommes perçues sont ensuite réparties comme suit :

Pour le secteur sonore :

  • 50 % au profit des auteurs
  • 25 % au profit des producteurs
  • 25 % au profit des artistes-interprètes

Pour le secteur Audiovisuel :

  • 33 % au profit des auteurs
  • 33 % au profit des producteurs
  • 33 % au profit des artistes-interprètes

La rémunération équitable, elle, provient des droits de diffusion radiophoniques et télévisuels, sans oublier les lieux sonorisés tels que les bars, commerces, ascenseurs, etc. (Comme pour la SACEM qui tient une collaboration avec l’ADAMI depuis 2016)


Information : Le 17 octobre 2016, l’ADAMI et la SPEDIDAM ont signé un accord de rapprochement afin de former un organisme européen qui défend les droits des artistes.

Cet organisme se nomme SAI (Société des artistes interprètes).                                                                                        



Qui peut demander un financement pour son projet artistique ?

Actuellement et légalement parlant, 25 % des ressource de l’ADAMI sont utilisées pour soutenir la création artistique, alors qui peut bénéficier de ce pourcentage ?

  • Un artiste en nom propre
  • Un artiste producteur qui gère sa propre structure
  • Un producteur audiovisuel, musical ou de spectacle
  • Une personne qui s’occupe des festivals
  • Un organisme de formation

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire une demande de financement auprès de l’ADAMI afin de financer vos projets musicaux.

L’argent prélevé sert à ça donc profitez de cette aide !

Pour se faire, rendez vous sur le site : https://www.adami.fr/aide/financement/


Il faut interpréter ou être musicien pour pouvoir s’inscrire à l’ADAMI, et pour le devenir il faudra vous rendre sur RekYou afin de réserver votre session en studio d’enregistrement

Si vous êtes un studio, créez votre annonce sur RekYou.


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